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Pour une utilisation responsable des médias sociaux.

 Cher moniteur, chère monitrice, au début du mois, des élèves kinois (de secondaire) se sont filmés alors qu’ils avaient des interactions sexuelles, puis ils ont publié ces vidéos sur les réseaux sociaux. Au moins une de ces vidéos est devenue virale…

Comme pour tout ce qui concerne l’éducation des enfants, je pense que c’est aux parents de gérer l’utilisation des smartphones et des médias sociaux par leurs enfants. Toutefois le problème prend de telles proportions, que nous pouvons probablement aussi jouer un rôle préventif auprès de nos élèves de l’EcoDim et des groupes de jeunes.

Quelques points importants concernant l’utilisation des médias sociaux:

  • Le respect des lois.

 “Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées par Dieu.” (Romains 13: 1)

Que ce soit dans la vie physique ou dans la vie virtuelle, nous ne pouvons pas faire n’importe quoi. Il existe des règles et des lois, pour permettre une vie sociale plus ou moins harmonieuse. Il est important de comprendre que l’Internet n’est pas en dehors des lois humaines. Dans le cas cité en exemple, ces élèves ont violé (peut-être sans s’en rendre compte) la loi congolaise qui interdit la propagation d’images pornographiques mettant en scène des enfants.

Nous devons également respecter les consignes des médias sociaux et des sites que nous utilisons. Par exemple, Facebook est un réseau pour les jeunes. Il faut être âgé d’au moins 13 ans (et cela peut varier d’un pays à l’autre) pour pouvoir ouvrir un compte personnel Facebook.

Et finalement, il faut être conscient que les droits d’auteurs sont aussi valables sur Internet. Par exemple, au niveau des images, certaines peuvent être utilisées librement, mais pour d’autres, il faut citer la source et certaines ne peuvent pas être utilisées à des fins commerciales.

  • La sécurité.

“Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes.”(Matthieu 10: 16)

Comme l’Internet est ouvert à tout le monde, il faut faire preuve de prudence. Une bonne règle générale, est de ne pas mettre en ligne des informations personnelles (lieu d’habitation, code PIN donnant accès à nos données financières,…).

De plus, les médias sociaux sont faits pour rester en contact avec nos amis. Il convient d’être prudents et réservés avec les personnes que nous ne connaissons pas et qui cherchent à entrer en contact avec nous. 

  • La décence.

“Que la débauche, ni aucune impureté, ni la cupidité, ne soient pas même nommées parmi vous, ainsi qu’il convient à des saints. Qu’on n’entende ni paroles grossières, ni propos insensés, ou équivoques, choses qui sont contraires à la bienséance; qu’on entende plutôt des actions de grâces.” (Ephésiens 5: 3 – 4)

En tant qu’enfants de Dieu, nous devons fuir la débauche, les paroles grossières, tout ce qui est indécent. Veillons à ne publier que du contenu dont nous n’avons pas à rougir. Évitons également de propager, aimer ou commenter des images ou des articles indécents, violents ou haineux.

  • La vérité.

 “Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées.” (Philippiens 4: 8)

Ce verset est un bon filtre pour évaluer ce que nous regardons, ce que nous publions et ce que nous propageons sur les médias sociaux. En temps que chrétiens, nous devons être particulièrement attentifs à la vérité. Nous sommes tellement habitués au message de l’évangile que nous avons oublié à quel point il est incroyable. Et pour pouvoir transmettre un message incroyable, nous devons absolument être reconnus comme des personnes disant toujours la vérité.

  • La politesse.

 “Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes.”  (Matthieu 7: 12)

L’un des buts des réseaux sociaux et de communiquer entre nous. Nous pouvons être en désaccord. Cela ne nous empêche pas de rester polis. C’est même une excellente compétence sociale de pouvoir exprimer son désaccord tout en restant poli.

  • Le temps. 

 “Rachetez le temps, car les jours sont mauvais.”  (Ephésiens 5: 16)

Il nous est probablement tous arrivé une fois ou l’autre de consulter notre compte Facebook et d’y passer 2h. Nous pouvons facilement nous laisser emporter quand nous naviguons. Nous devons donc toujours nous poser la question: “Est-ce que je néglige ma famille, mes amis, mon travail, mes études, etc… à cause du temps que je passe sur les réseaux sociaux?” Si oui, il nous faut probablement revoir nos priorités.

  • La dépendance. 

 “Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile; tout m’est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit.” (1 Corinthiens 6: 12)

Il existe un véritable danger de développer une dépendance à l’Internet, que ce soit des jeux vidéos en ligne, les réseaux sociaux, la pornographie, etc… C’est une vraie addiction, comparable à l’abus d’alcool ou de drogue. Certains signes d’alarme sont: le temps excessif que la personne passe sur Internet; une personne qui ne peut pas se passer de sa tablette, son smartphone; une diminution significative des interactions sociales dans le monde réel; une négligence dans les soins personnels (la personne mange peu et mal, dort très peu, peut-être même néglige son hygiène corporelle). Une utilisation excessive des écrans peut aussi créer des troubles physiques, comme par exemple des problèmes aux niveau des yeux. Une personne qui se retrouve prise au piège par le monde virtuel a besoin d’être aidé par un conseiller qui s’y connaît en matière de dépendance. Ce n’est pas un problème à prendre à la légère. Et cela peut être un symptôme d’un malaise profond chez le jeune concerné. 

  • Portrait en ligne.

“Vous êtes témoins, et Dieu l’est aussi, que nous avons eu envers vous qui croyez une conduite sainte, juste et irréprochable.” (1 Thessaloniciens 2: 10)

Quelle est ma conduite sur Internet? Quelle est mon image virtuelle? Ce sont des questions importantes. Car l’Internet est devenu un outil pour évaluer une personne. Bien des responsables d’église avouent être sur Facebook pour garder un œil sur les jeunes et ce qu’ils font.

Il n’est également pas rare qu’un employeur recherche des références au sujet d’un potentiel employé sur l’Internet. Si une personne introduit notre nom dans un moteur de recherche comme Google, quel genre d’informations trouvera-t-elle? Si c’est un potentiel employeur, aura-t-il envie de nous embaucher ou se dépêchera-t-il de mettre notre dossier à la poubelle?

Le rôle du moniteur.

De quelle manière pouvons-nous avoir une influence positive auprès des jeunes dans le domaine des médias sociaux?

  • Nous pouvons donner des enseignements de manière formelle. Les points énumérés ci-dessus peuvent donner des idées de départ. Ce type d’enseignement est préventif. Et comme dans tout enseignement préventif, il faut être attentif à ne pas exposer des enfants à des choses qu’ils ne connaissent pas encore et qu’ils ne sont pas en mesure de gérer. Dans ce sens, il est utile de baser notre enseignement sur leurs questions. Toute fois ne soyons pas naïfs, il est fréquent que les enfants en sachent beaucoup plus que ce que nous pensons.
  • Nous pouvons proposer des enseignements moins formels. Lorsque nous voyons nos élèves avec un smartphone, nous pouvons engager la conversation avec eux. Ces discussions spontanées sont souvent plus percutantes qu’un enseignement formel, car elles sont connectées à la vie pratique.
  • Nous devons être des modèles dans notre façon d’utiliser notre téléphone et les médias sociaux. Il est probable que nos élèves suivent une partie de notre activité sur les médias sociaux.

 “Que personne ne méprise ta jeunesse; mais sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en amour, en foi, en pureté.” (1 Timothée 4: 12)

  • Mettre en garde les parents si nous remarquons quelque chose d’inquiétant chez nos élèves. Cela est particulièrement important s’il s’agit d’enfants mineurs. En même temps, il faut essayer de garder la confiance de l’enfant, de lui montrer que nous agissons pour son bien. Dans tous les cas, il faut maintenir une relation honnête et ouverte avec l’enfant. Une variante de la démarche décrite dans Matthieu 18: 15 – 17, peut être appliquée ici.
  • Discuter avec l’enfant. Lui expliquer le problème. Parfois l’enfant n’a pas conscience d’agir mal et une simple discussion permet de corriger le problème. Même dans ce cas, il est utile de rendre les parents attentifs à ce que font leurs enfants sur Internet. Nous pouvons dire à l’enfant: “Tu sais, je vais encourager tes parents à être attentifs à ce que tu fais avec ton Smartphone. Si je le fais, c’est pour que tes parents et moi nous puissions te protéger des mauvaises choses qui peuvent se trouver sur les réseaux sociaux.”
  • Si la situation ne s’améliore pas, il faut peut-être être plus spécifique auprès des parents, par exemple: “J’ai remarqué déjà plusieurs fois que votre fils publie des photos indécentes sur Facebook.”
  • Les parents se sentent peut-être dépassés par le comportement de leurs enfants dans le monde virtuel. Ils peuvent avoir besoin d’aide. Dans la mesure du possible, nous pouvons les orienter vers quelqu’un qui pourra les aider (un conseiller familial, un pasteur, un responsable de la jeunesse…)

Finalement, une dernière remarque s’impose. Les smartphones et les médias sociaux ne sont pas une mauvaise chose en soi. C’est la manière dont nous les utilisons qui peut devenir problématique. Mais ce sont aussi d’excellents outils de communication, et nous-mêmes, à Moniteur EcoDim, sommes très reconnaissants des possibilités que ces outils nous apportent. Il ne s’agit pas de bannir le monde virtuel de notre vie, mais d’apprendre à l’utiliser au mieux.

 

 Cher moniteur, chère monitrice, les médias sociaux ont envahi de plus en plus notre vie. As-tu déjà rencontré des problèmes à ce niveau? Quel genre de problèmes étaient-ce? Qu’as-tu fait?

 

Chaleureuses salutations.                                                                                       Fr. Arsène et Sr. Clarisse