Cher responsable d’école du dimanche, ici à Kinshasa, nous attendons la pluie. Avec mes enfants, nous avons commencé à préparer le jardin. J’aime le temps de semailles, c’est un temps d’espérance. Or si en agriculture, nous devons semer à une saison précise, au niveau spirituel, nous pouvons semer à n’importe quelle saison.
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La parabole du Semeur (Matthieu 13 : 3 – 23) nous montre qu’enseigner la Parole, c’est comme semer dans un champ. Nous espérons tous que nos élèves écouteront nos enseignements et qu’ils seront comme des épis qui portent beaucoup de fruit. En d’autres mots, nous espérons que nos enseignements « tombent dans de la bonne terre ». La bonne terre étant un cœur qui est prêt à écouter la Parole.
Or, quand il s’agit de champ, les agriculteurs savent ce qu’ils doivent faire pour avoir de la bonne terre. Il se trouve que dans le domaine spirituel aussi, nous pouvons « préparer le terrain » pour que nos élèves soient plus réceptifs à nos enseignements.
En fait, non seulement nous pouvons préparer le terrain, mais nous devons le faire. « Défrichez-vous un champ nouveau, et ne semez pas parmi les épines. » (Jérémie 4 : 3). Un agriculteur ne sème jamais dans les cailloux ou les épines, ce serait une perte. Mais je crains que nous les moniteurs, quand il s’agit d’enseigner la Parole, nous ne semions dans les épines.
Que faire pour éviter ce problème ? Tout d’abord, il faut comprendre ce que représentent les épines. « Celui qui a reçu la semence parmi les épines, c’est celui qui entend la parole, mais en qui les soucis du siècle et la séduction des richesses étouffent cette parole, et la rendent infructueuse. » (Matthieu 13 : 22). Dit simplement, les épines ce sont les soucis.
Certains de nos élèves ne peuvent pas recevoir les enseignements que nous leur apportons, car ils sont trop préoccupés par les soucis de la vie. Ce n’est pas une critique, c’est un constat. Avant de pouvoir parler de Dieu à ces enfants, il faut les aider à faire face à leurs problèmes. C’est ce que j’enseigne dans la formation « Accompagner les enfants difficiles » où j’explique quels sont les problèmes que les enfants rencontrent, comment ils y réagissent, et surtout comment toi, le moniteur/la monitrice, tu peux les aider. Tu trouveras tous les renseignements sur cette formation en cliquant sur ce lien.
Revenons à la parabole du Semeur. A notre époque, où nous sommes nombreux à habiter en ville, nous ne comprenons pas très bien cette parabole. Nous avons l’impression que plusieurs de nos élèves ne semblent pas porter du fruit. Et nous pensons : dans la parabole du Semeur il y a beaucoup de graines qui ne portent pas de fruit. Mais les agriculteurs le savent bien, si la semence ne porte pas de fruit, le semeur et sa famille mourront, faute de nourriture. Quand un agriculteur sème sa semence, c’est par accident que quelques graines tombent sur le chemin, dans les cailloux ou au milieu des ronces. Le semeur s’efforce de semer sa semence dans la bonne terre. Et nous ferions bien de l’imiter.
C’est bien d’enseigner la Parole, et nous ne devrions pas nous lasser. Mais ce n’est pas suffisant, il faut aussi nous assurer que nos élèves soient en état de pouvoir la recevoir. Et d’après mon expérience personnelle de plus de 25 ans de service auprès des enfants, je crains que beaucoup d’enfants et de jeunes ne soient pas en état de recevoir la Parole. Heureusement, il est possible de les préparer à la recevoir. Si tu veux toi aussi apprendre à préparer le cœur de tes élèves, tu peux participer à la formation « Accompagner les enfants difficiles » (lien ici).
Je te souhaite de belles semailles et une belle moisson spirituelle.
Maman Clarisse
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