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Juillet  2020, N° 57 

  

Quand nous ne pouvons pas utiliser nos talents. 

  

   Cher moniteur, chère monitrice, Comment vas-tu ? Comment se passe ton service auprès des enfants ? As-tu eu besoin opérer des changements à cause de la Covid-19 ? Beaucoup d’entre nous ont vu leur vie et leurs activités chamboulées ces derniers mois. A Kinshasa, les rassemblements ne sont toujours pas autorisés, pas d’écodim, pas de clubs, pas de camps bibliques. Quelle est notre réaction face à ces changements ? Sommes-nous en colère, tristes, frustrés, effrayés ? Ces émotions sont normales. Mais nous ne souhaitons pas être continuellement dans un tel état d’esprit. Aujourd’hui, j’aimerais te raconter une expérience personnelle, dans l’espoir que cela pourra t’encourager. 

 

     Il y a quelques années, je n’ai pas pu continuer mon ministère auprès des enfants comme je l’aurais souhaité. C’était une situation frustrante et je me sentais assaillie par la culpabilité. Heureusement, il y a eu un tournant décisif qui m’a permis de changer d’attitude face à cette situation. J’ai été encouragée par la parabole de talents, que tu peux lire dans Matthieu 25 : 14 – 30. 

 

Il en sera comme d'un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens. Il donna cinq talents à l'un, deux à l'autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit. Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents s'en alla, les fit valoir, et il gagna cinq autres talents. De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres. Celui qui n'en avait reçu qu'un alla faire un creux dans la terre, et cacha l'argent de son maître. Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte. Celui qui avait reçu les cinq talents s'approcha, en apportant cinq autres talents, et il dit: Seigneur, tu m'as remis cinq talents; voici, j'en ai gagné cinq autres. Son maître lui dit: C'est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître. Celui qui avait reçu les deux talents s'approcha aussi, et il dit: Seigneur, tu m'as remis deux talents; voici, j'en ai gagné deux autres. Son maître lui dit: C'est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître. Celui qui n'avait reçu qu'un talent s'approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n'as pas semé, et qui amasses où tu n'as pas vanné; j'ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre; voici, prends ce qui est à toi. Son maître lui répondit: Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n'ai pas semé, et que j'amasse où je n'ai pas vanné; il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j'aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt. Otez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents. Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l'abondance, mais à celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il a. Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. 

 

 Les trois serviteurs de cette parabole reçoivent un capital de leur maître. Un capital est un bien que nous utilisons pour créer encore plus de chose, mais qui ne perd pas sa valeur dans le processus. A nous aussi, le Seigneur nous donne des capitaux, des biens pour créer et servir. Ces capitaux ne sont pas nécessairement des biens matériels. Il peut s’agir de capacités intellectuelles, de compétences sociales, d’habiletés manuelles ou artistiques, etc.… La liste est infinie et variée ! 

 

 Dans notre parabole, deux serviteurs ont bien utilisé les talents reçus. Par leur travail, ils ont doublé leur capital. Mais le troisième serviteur enterre l’argent qu’il a reçu. Quand le maître revient de voyage, il félicite les deux serviteurs qui ont bien utilisé son argent. Par contre il  fait des reproches à celui qui n’a rien fait. Et c’est ce qu’il dit au serviteur paresseux qui m’a interpelée. « Il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j'aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt » 

 

 Si pour une raison ou une autre nous ne pouvons pas utiliser le capital que le Seigneur nous a donné pour servir, il existe une autre alternative. Nous pouvons DEVELOPPER ce capital, l’améliorer le faire grandir. Dans mon cas, je n’avais plus l’occasion d’enseigner les enfants. J’ai donc utilisé le temps que j’avais à disposition pour étudier, pour apprendre à mieux enseigner et avoir plus de matière à enseigner. Et après un certain temps, j’ai pu mettre tout cela en pratique, car j’ai pu recommencer à enseigner. 

 

Pour aller plus loin : 

Si tu souhaites étudier la Bible, tu peux trouver des plans de lecture ici. 

Pour des idées de programme pour la reprise de l’écodim, c’est ici. 

  

Cher moniteur, chère monitrice, as-tu un talent particulier que tu pourrais développer ? 

  

Chaleureuses salutations.                             Fr. Arsène et Sr. Clarisse